Les propriétaires d’une cheminée ou d’un poêle à bois ont tout intérêt à suivre les dispositions en vigueur concernant le ramonage.
EN BREF
🌡️ L’automne approche à grands pas incitant les Français à préparer leur chauffage.
🔥 Certains propriétaires ignorent les dispositions en vigueur concernant le ramonage des conduits de fumé.
💡 Un conduit bien entretenu optimise le rendement énergétique et prévient les risques d’intoxication au monoxyde de carbone.
L’été n’est pas encore terminé mais avec la baisse des températures, les Français sont nombreux à se dire qu’ils ne vont pas tarder à rallumer leur chauffage. Et il vaut mieux ne pas attendre la dernière minute pour effectuer certaines opérations d’entretien comme le ramonage de votre cheminée pour les propriétaires d’un poêle à bois ou d’un insert.
Après des fortes chaleurs en début de semaine, le mercure est rentré dans le rang. Ainsi, ce mercredi matin, les minimales sont passées localement sous la barre des 10 °C comme à Metz, Orléans ou Auch, comme l’a relevé Météo France. Autant dire qu’il faisait frisquet au réveil et si le temps promet encore d’être clément dans les prochaines semaines, l’été touche bientôt à sa fin.
La loi est claire concernant le ramonage des conduits de fumée
À l’approche de l’automne, les professionnels du chauffage ne chôment pas. Il faut dire que l’entretien annuel des chaudières, qu’elles soient au fioul, au gaz, au bois, au charbon, ou par le biais d’une pompe à chaleur, est une obligation légale. Et c’est la même chose pour les conduits de fumée, comme le stipule le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023 relatif à l’entretien et au ramonage des installations de chauffage et de cuisson.
« Le ramonage des conduits de fumées et des tuyaux de raccordement est effectué au moins tous les douze mois. », est-il indiqué. Toutefois, il convient de se renseigner localement. En effet, « des arrêtés préfectoraux ou municipaux pris en application de cet article peuvent imposer un ramonage plusieurs fois par an (souvent deux fois), dont une intervention obligatoire pendant la période de chauffe », est-il précisé. En cas de non-respect de cette obligation, vous risquez une amende de 450 euros.

Le ramonage doit être effectué de manière mécanique
En matière de fréquence, le mieux est donc de prendre contact avec votre mairie pour connaître les obligations en la matière. Votre assureur vous demandera de respecter la loi et, si ce n’est pas le cas, il pourra refuser de vous indemniser en cas de sinistre. Et si vous pensez être tranquille en utilisant une bûche de ramonage, il faut savoir que ce dispositif qui sert à décoller suie et goudron des parois ne suffit pas.
« Le ramonage comporte le nettoyage, par action mécanique directe, de la paroi intérieure du conduit de fumée, afin d’en éliminer les suies et dépôts et d’assurer la vacuité du conduit sur toute sa longueur, incluant les tuyaux ou conduits de raccordement », stipule la loi. Il est donc nécessaire de faire appel à un spécialiste qui nettoiera le conduit à l’aide d’un hérisson, une longue perche équipée d’une brosse.

Le ramonage peut aussi vous permettre de faire des économies
Si du côté de la loi, les choses sont plutôt claires, c’est que les conséquences d’un conduit mal entretenu peuvent être dramatiques. « Lorsque des dépôts de suie ou de goudron s’accumulent dans le conduit, ils peuvent s’enflammer et provoquer un feu de cheminée. Ces incendies sont non seulement dangereux pour le logement, mais aussi pour les habitations voisines. », a expliqué le journal Ouest-France.
Un conduit encrassé peut également être à l’origine d’une intoxication au monoxyde de carbone, un gaz inodore et incolore produit lors de la combustion. Enfin, côté budget, le ramonage améliore le rendement de votre appareil de chauffage et vous permet ainsi de faire quelques économies.

